dimanche 12 avril 2015

Quilty pinky


J'avais envie d'un beau quilt dans mon salon. Un comme on n'en voit que sur les sites de marchands de tissus patchwork :-). Oui oui, rien que ça. En même temps, ma réserve de beaux tissus patchwork ressemble un peu à un magasin, alors pourquoi pas tenter l'expérience!

Voici l'histoire d'un petit quilt tout rosy pinky, fait d'un assemblages de magnifiques tissus (de chez le Hibou, of course!). La flanelle à l'arrière est loin d'être ma préférée, mais je n'ai rien trouvé d'autre. Elle vient de chez Berger. Au niveau toucher, c'est vraiment top.



Le modèle vient de mes périgrinations sur Pinterest, mais plus particulièrement de ce quilt-ci:
Post d'origine: http://www.happyquiltingmelissa.com/2014/10/the-wall-brick-wall-quilt-tutorial.html



J'ai un peu adapté les mesures à la taille de mes coupons et à la taille du quilt je voulais obtenir. La largeur de mes morceaux faisait 1/4 de la largeur des tissus les moins larges. J'ai préféré pouvoir faire 4 morceaux par largeur, quitte à avoir un quilts moins large au final, que de me retrouver avec des chutes.

Le montage du patchwork est relativement simple. On fait des lignes, qu'on assemble entre-elles par 2, puis par 4 et puis,... on arrive à 13 (avec un peu de mauvaise foi, 13 est un multiple de 4, si si). Pour l'avoir testé, coudre des petits morceaux entre-eux est d'une facilité déconcertante par rapport à la couture de gros morceaux. Je préconise donc d'éviter d'ajouter 1 rangée à tout l'ouvrage à chaque fois. Après, à vous de voir ce qui vous va le mieux!

Une petite photo des "tests" de placement de coupons. J'ai lu le conseil sur le site de Leah Day, THE gourou du quilting: faire des essais d'agencement, en prendre des photos et laisser murir le projet, en regardant les photos plusieurs fois par jour, jusqu'à ce qu'un agencement nous paraisse bon.






Les coutures sont repassées ouvertes. Je trouve ça plus joli au niveau des épaisseurs. J'avais des marges de 1cm. Ca peut paraître beaucoup, mais je trouve que ça donne du confort à la couture. Et ça brûle moins les doigts au repassage :-).


 









Et en vue de face, avant le quilting:







Quelques photos des épingles de sûreté, qui maintiennent le sandwich avant quilting. La flanelle de l'arrière était attachée avec du "bête" papier collant, pour cause de scotch de peintre introuvable, et franchement, mais alors franchement, la prochaine fois que je ne trouve pas ce scotch de peintre, je prends la peine d'aller jusqu'au magasin en acheter! "Bête" scotch 1 - moi 0.









La meilleure étape: le quitling. Je vous laisse regarder les photos. Je me suis amusée comme une folle! 3 spirales, des coeurs, des feuilles et des lignes...Je mets les photos surtout du dos, parce que les photos donnent bien mieux.












Quelques "puckers" dans les spirales et entre les spirales. Le fait de quilter en spirale étire le tissu, et rien à faire, on voit beaucoup moins bien sous le quilt qu'au-dessus ;-).







Petits soucis de tissus tiré avec le quilting en lignes. J'ai un peu cherché sur le net. Le problème est souvent rencontré. Les solutions, rares, déjà appliquées... Ce qui m'a un peu consolée, c'est que j'ai vu des quilts avec les mêmes "défauts" présentés à des concours de quilts aux USA.
En savoir plus sur les solutions: chez ModernQuiltGuild, par exemple.





Bon, il ne reste plus que le biais tout autour du quilt :-).

Le moment de la découpe, des bords, un de mes préférés. Aaah, ces petits bords bien nets :-):




Cette fois-ci, le biais n'est pas du biais, mais coupé dans le droit fil et doublé, selon la méthode de Sew Into the Fabric. Il a la même largeur que les couches de "ciment" entre les briques.




Les coins, toujours selon la méthode chez Sew Into the Fabric:




Le quilt en entier ou en morceaux, mis en situation:




 










Et pour finir, la petite étiquette:




Taille presque parfaite pour un lit une personne, mais j'ai décidé unilatéralement que ce quilt pourrait rejoindre ce lit le jour où la chambre contenant le dit lit serait rangée... he he he, je ne m'engage pas à grand chose :-).

mercredi 4 février 2015

Pijamas d'hiver


Quelques jolis petits coupons de jersey velours de chez le Hibou, un projet qui change en cours de route (cf. pantalon bicolore "on fait ce qu'on peut avec le tissu qu'on a" :-) ) et 2 patrons de chez Ottobre.

Le pull et la robe de nuit proviennent du 34-Night Owl de Ottobre 6/2009, taille 110 en largeur, 122 en hauteur pour le pull et puis ... et puis la robe de nuit, c'est juste le pull en ajoutant la longueur désirée pour une robe de nuit "jusqu'aux pieds".
Le pantalon de pijamas est le 3 - Stripy Legs de Ottobre 8/2009, coupé en taille 104 (elle a un p'tit derrière) auquel j'ai ajouté 15 cm en longueur.

Les taches sont dans l'appareil photo, pas sur le tissu :-).

Et elles, qu'en pensent-elles? Parfait pour faire les folles, m'ont-elles dit.









dimanche 21 décembre 2014

Tuto pour transformer une 5-ans en guirlande de Noël (c'est de saison!)




Quelques étapes pour arriver à transformer une petite fille de 5 ans en kitschissime guirlande de Noël.

1. Emmenez la dite petite fille, sous un fallacieux prétexte, chez Berger et marcher doucement dans les allées. Surtout vers le fond du rez-de-chaussée...
2. Commencez par dire "ah non, pas une robe de Noël que tu ne vas mettre que deux fois", sans trop de conviction, cependant.
3. Cédez et achetez-lui quand même 50 cm de ce magnifique tissu (est-ce vraiment du tissu, d'ailleurs?), 3€ en tout ça ne devrait pas vous ruiner

4. Quand vous avez à peu près une heure devant vous, découper un corsage et un grand rectangle du dit tissu. Enfin, grand... souvenez-vous 50 cm...

5. Assemblez le tout et ajouter quelques velcros. En effet, dans ce tissu-là, je ne me hasarderais pas à faire des boutonnières, ni a poser des pressions. Et gâcher une fermeture éclair pour cette magnifique guirlande robe... enfin, faites comme vous voulez, c'est votre guirlande!


6. Attendez pour voir s'il a autant de brillants dans les yeux de la demoiselle que sur la robe.



vendredi 19 décembre 2014

Plus de photos du quilt

... à la demande générale de Cécile Piqûre :-) une avalanche de photos de détails.
Les taches grises sont une poussière dans l'appareil photo, pas (encore) une tache sur le quilt :-).


Le "moulin" avec les coins coupés. J'y arriverai, un jour j'y arriverai... A2+B2=C2


Des raccords presque de raccord (presque) et le début de la spirale, le plus délicat, en ce qui me concerne.



Les "puckers" dans le drap





Encore et encore des photos :-)

 
 



La tache du canapé, assortie au vert du patchwork. Si c'est pas mignon! (grrrrr)
 



Sa position favorite. A lui, hein, pas à moi qui ne le replie pas ;-).


Quelques photos du téléphone, sans tache donc, un jour de soleil.

mercredi 24 septembre 2014

Terminer un en-cours...


Je bave régulièrement en lisant certains blogs de quilteuses américaines, avec leur "Finish up Friday". C'est une sorte de défi qu'elles se lancent, pour terminer les quilts qu'elles commencent. Le vendredi, interdit de commencer quoi que ce soit, on peut uniquement terminer les en-cours.

J'ai fait un tri dans mes "en-cours" cet été. Je n'ai "plus qu'une" énorme caisse de trucs et bazars que je vais finir un jour. C'était un bon début! Il y a 2 semaines, tout d'un coup, j'ai eu envie de quilter. Une très grande envie. Presque une obsession. Quilter m'apaise, me zénifie. Quilter, c'est concrétiser le temps qui passe. Chaque point dans le tissu comme une unité de temps. J'avais un prof à l'unif qui disait que le tricot, c'était transformer le temps qui passe en matière. C'est un peu ce que je ressens en suivant les méandres du quilting sur le "sandwich".

Sans sandwich, pas de quilting... je suis allée pêcher dans la manne à "en-cours". Je savais qu'il y avait la "grille" de couleurs. J'avais oublié les "Moulins". Après plusieurs essais de composition, je me suis lancée pour l'assemblage. Je n'étais pas convaincue, mais je voulais quilter. Oui, comme un enfant de 5 ans, je v-o-u-l-a-i-s et puis m-a-i-n-t-e-n-a-n-t, d'abord! J'ai utilisé quasiment tout mon tissu gris, j'ai cru qu'il m'en manquerait quelques cm ici et là, mais pas du tout. J'ai alors eu cette impression que c'était le bon moment. Ce patchwork en grille avait attendu 2 ans que je l'utilise et puis paf, ce qui avait toujours été difficile se faisait presque tout seul.

J'ai commencé par quilter les cercles. J'aime bien quilter les cercles. Ca donne un petit air de seventies. Le problème, c'est qu'il faut un tissu pas trop mou, sinon ça fait des bulles à l'extérieur du cercle, à force d'être étiré, poussé par le pied de biche. Et vu que le gris, c'est un drap, c'était plutôt raté. Le drap, c'est mou, ça pardonne les mauvaises découpes et les coutures biscornues du patchwork, ce qui est plutôt cool, mais, revers de la médaille, ça se donne beaucoup au moment du quilting... Rien de bien grave, il y a d'autres dessins qui font moins de dégâts, comme ces jolis méandres (meandering en anglais). Quelques anicroches (puckers) à l'arrière (et une à l'avant) mais je n'ai pas recommencé. Tant pis, ça fera son charme (et puis je suis un peu feignasse quand je pense au découd-vite ;-) ). Les méandres, c'est pour moi le summum du méditatif. Ca marche mieux quand on va lentement (vitesse de couture divisée par 2 sur la machine) et les bras bougent dans un rythme régulier et répétitif. Ooooohm :-).

Le quilt fait 195*130 cm. Parfait pour regarder la tv complètement en-cocoonée :-). Et si j'en ai marre de le voir sur mon fauteuil, une certaine petite miss de 5 ans m'a déjà confirmé qu'il serait joli sur son lit... qui sait, j'aurai peut-être encore d'autres "zin" pour faire du mandala sur tissu! Bon, elle m'a aussi dit que si j'avais choisi différents roses au lieu de toutes ces couleurs, ça aurait été plus joli. M'enfin môman quand même.