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jeudi 28 avril 2016

J'ai une couette en laine!

J'ai une couette en laine, faites de mes petites mains (et de poils de moutons) et si ça vous tente, je vous raconte comment j'ai fait!

Je voulais une couette en laine depuis un certain temps. Des choses naturelles dans ma vie, tout ça tout ça. Mais voilà bon, ça coûte quand même une douille, ces petites choses... enfin, après l'avoir faite moi-même, disons que c'est beaucoup d'argent, mais que ce n'est pas forcément cher. Vous saisissez la nuance, n'est-ce pas?

Bref, j'ai commandé la laine chez Lanado, une entreprise belge de la région de Verviers qui me promettait de n'utiliser que de la laine belge. Local, tout ça tout ça. Ca me plaît. Ils vendent des couettes toutes faites et ils vendent la laine en vrac. J'aime.
Sur laines.be, je vois un article dans lequel une dame explique comment elle a fait sa couette elle-même avec la laine du lama de sa voisine. C'est bon, n'en n'ajoutez plus, on peut commencer!

J'ai commandé 2 kg de laine lavée et lavable (16.8€/kg). Je vis en appartement avec une chambre mal isolée et malgré le gel, j'ai toujours eu assez chaud.

2kg de laine, ça fait ça, une boîte d'une belle taille (si je n'avais qu'un conseil: évitez de vos pointer chez Kiala à vélo pour retirer votre paquet, ce n'est pas des plus pratique ;-) ). La laine sent un peu le produit de traîtement. L'odeur est restée quelques semaines et a maintenant totalement disparu.
 


Ca donne envie de s'y plonger, non?

Il faut "carder" la laine pour avoir assez d'épaisseur (plus il y a d'air emprisonné entre les fibres et plus chaude est la couette). Je l'ai fait au peigne, probablement pas la meilleure méthode. Ca prend du temps. Je crois que ça m'a pris une dizaine d'heures, ou 5 soirées.
Sur les photos, vous verrez peut-être que j'ai fait les choses à l'envers, j'ai cardé après avoir réparti la laine, ce n'est pas l'idée la plus brillante du monde, mais ce n'est pas grave non plus :-).

Ma couette fait 220*240 cm. J'ai collé les 4 coins d'un tissu de la même taille au sol (avec du masking tape, ça ne fait pas de traces sur le parquet) et divisé le tissu en 16 rectangles (4*4), marquées à la craie de tailleur.

Le tissu est du drap et vient de chez Berger (8€ du mètre). Il est vraiment très très agréable à coudre. Je pense en acheter pour me faire des chemises, tellement il est doux! Il est tissé bien dense, très important, paraît-il pour éviter les peluches de laine qui se font la malle.
 
Les petits lutins et moi avons ensuite fait du calcul appliqué pour diviser 2kg par 16 et répartir 125g de laine par rectangle.
 
 


Il fallait ensuite poser le tissu du dessus, tout en gardant des repères pour la couture des "poches" à laine. J'ai finalement opté pour un repassage du tissu plié une fois, deux fois, trois fois, quatre fois sur lui-même, les plis servant de guides à la couture.

Ensuite, comme pour un quilt, il n'y avait plus qu'à fixer les 3 couches en sandwich avec des épingles de sûreté. Beaucoup, beaucoup d'épingles de sûreté.

J'ai commencé par les 2 côtés extérieurs, et j'ai fait des parallèles, en allant vers l'intérieur. Arrivée au milieu, j'ai retourné l'ouvrage et recommencé, en partant de l'autre côté. De cette manière, je n'avais jamais plus d'une demi-couette à faire passer dans le "trou" de la machine.
 Première ligne, easy peasy!


Un peu plus...


Et encore un peu plus...

Ca n'a jamais bloqué :-).
Ca a parfois fait des cochonneries à l'arrière, mais assez peu. Un coup de découd-vite et ça repart.

J'aimais bien ce résultat, mais j'avais peur que la laine se fasse la malle sur les côtés, avec le temps.

J'ai donc fait des grilles. Comme j'en avais un peu marre et que j'étais très impatiente de tester ma couette, ça a un peu été à l'arrache. Cela dit, le résultat est tout à fait potable. Et puis la couette se trouve dans une housse, à l'abris des regards (et c'est presque dommage, non?).

lundi 12 mai 2014

Laver les taches des vêtements pour les mettre plus longtemps



La commémoration du Rhana Plaza est passée, mais j'ai encore quelques trucs sous le coude pour faire durer mes vêtements plus longtemps et par là-même éviter d'en acheter trop souvent.

Aujourd'hui, je vous présente mon ami des lessives, le savon au fiel de bœuf!

Il y a des tas de manières de détacher les vêtements, mais c'est la plus universelle que j'aie trouvée: il détache presque toutes les taches! Avant, j'étais plutôt du genre à me faire à un vêtement taché plutôt que de m'atteler à la corvée "détachage avant lessive". Avec le temps, je remarque quand même que les vêtements détachés ont une plus longue durée de vie que les vêtements tachés. Ca  évident, mais il m'a fallu du temps pour que je comprenne ;-).


Mon ami le savon au fiel de bœuf est mon ami parce qu'il ne me demande pas trop d'énergie. Je mouille, je frotte, je mets dans le tambour. Point. Même quand je découvre la tache quelques jours plus tard.

Il est mon ami aussi parce qu'il est moins nocif pour l’environnement que les autres produits détachants.

J'aime aussi le fait que je l'utilise longtemps. Une boite de 3 savons dure facilement plusieurs années (surtout pour une assidue du détachage comme moi, ha ha ;-) ).

Un petit exemple de détachage ? Voici des vêtements dont les taches ont été "imbibées" de savon au fiel de boeuf et lavés à 40°C.
 

Vous voyez que pour la graisse de vélo, il y a moyen de faire mieux, même si le résultat est déjà OK. Le produit de vaisselle (à la main) marche en général assez bien, car c'est un super dégraissant.

Et vous, détachez-vous vos vêtements? Tout de suite après la tache, plus tard, jamais?

dimanche 8 avril 2012

Au revoir le lombricompost?

Je fais partie du nouveau groupe des heureux élus du compost collectif de ma ville. Youpie! Je m'étais inscrite pour aller me délester des déchets que j'avais en surplus, pour cause d'appétits de vers limité. La liste d'attente était complète et il ne fallait plus qu'attendre que la commune achète les nouveaux bacs à compost. J'ai reçu la confirmation que c'était fait et j'ai même un rendez-vous pour le lancement le 14 avril. Chic chic chic!

Se pose maintenant la question: est-ce que je garde le lombricompost ou est-ce que je vais mettre tous mes déchets dans le compost collectif?

Aller n'y déposer que le surplus me permettrait d'y aller moins souvent (1/4 d'heure aller-retour). Ne plus avoir de lombricompost me soulagerait de la tâche (hebdomadaire) du rattrapage des vers (pas très malins) qui sont allés se perdre dans le percolat.

 


A priori, j'aurais gardé le lombricompost. Cependant depuis 1 mois je me bats avec des mouchettes qui n'ont de cesse de revenir, malgré mes efforts répétés de les éradiquer. Juste pour vous faire plaisir, je vous donne en primeur la "naissance" d'une larve de mouche sur la paroi du lombricomposteur. :-)

Bon allez, on verra si après ma visite du 14 j'en sais un peu plus ou si je doute toujours... et comme dit mon collègue, si c'est mon seul dilemme du moment, c'est que ma vie est plutôt paisible. Il a bien raison :-).

jeudi 31 mars 2011

Vermi Vermi Vermicompost - 3

Voici des nouvelles de mon compost. Il va bien mieux que la dernière fois. D'abord, il y a plein d'oeufs, quelques bébés et beaucoup beaucoup beaucoup plus de vers qu'avant. Je les entends remuer quand je soulève le couvercle. Frtch frtch.

J'ai juste du aérer un peu en retournant le compost mûr, parce que ça commençait à sentir un peu le purin. Rhaa de bons petits détails bien ragoûtants! Depuis l'odeur est redevenue celle des sous-bois. Mmmmh. Tant mieux, parce que c'est quand même dans un placard de notre chambre que se trouvent nos petits amis sans pattes ;-).

J'ai aussi remarqué qu'il y avait 2 sortes de vers: les beaux petits rouges tous brillants et ronds et puis des plus dodus, qui ont parfois l'air un peu aplattis. Je suppose donc que j'ai ramassé un peu des 2 sortes de vers à compost! En bonus, j'en ai un tout pâle. A mon avis, il s'est trompé de vermicompost, celui-là!

lundi 22 novembre 2010

Vermi Vermi Vermicompost - 2

J'ai acheté les boîtes en plastique, percé les trous trous, j'ai même mis un robinet pour la récolte du liquide. Ensuite, j'ai fouillé dans un compost (et même 2) pour trouver de jolis lombrics rouges. Je les ai habitués à leur nouvelle maison, tout comme on m'avait dit lors de la séance d'information. Mais voilà, je trouve qu'ils ne mangent vraiment pas beaucoup mes lombrics. Genre 3 pelures de carottes tous les 2 jours. Zut alors. J'ai donc des lombrics d'appartement, mais pas à proprement parler une vermicompostière. Hm.



Alors, est-ce que c'est parce qu'ils sont dans la partie la plus froide de l'appartement (mais qui ne doit pas souvent descendre sous les 15°c en journée)? Est-ce parce qu'ils sont juste sous la chaudière au gaz? Est-ce parce que c'est l'hiver et qu'ils ont décidé d'hiberner? Ils n'ont pourtant pas l'air si mal que ça. Si on trouve leur "nid", ils grouillent d'ailleurs pas mal. Et leur maison est propre et sent "bon" (euh, pour une vermicompostière, quoi!). Bien sûr, c'est peut-être tout simplement parce que les lombrics ne sont pas faits pour vivre dans une maison en plastique...

Je vais essayer d'encore récupérer quelques lombrics lors de notre prochaine visite à des gens qui ont un compost de jardin. Et puis en demander une poignée à ceux qui ont une vermicompostière qui marche ... et en dernier recours, je vais bien finir par en acheter, mais j'avoue que grmblgrmbl.

Cela dit, je m'y suis attachée, à mes petits vers. Pas question de les embêter trop souvent et interdit aux enfants d'essayer de les attrapper, non mais ho! Mes p'tites bêbêtes...

jeudi 11 novembre 2010

Mais qu'est-ce donc? Edit: ce sont des nèfles

Reçus dans mon panier bio hier, mais aucune idée de ce que c'est. Quelqu'un peut m'aider? :-) Et tant qu'on y est: ça se prépare comment?

Merciiii!

Voilà, j'ai la réponse: ce sont des nèfles. Sur ce, je m'en vais préparer une petite compote!

vendredi 28 mai 2010

Vermi Vermi Vermicompost!

Hier soir, je suis allée à une formation en vermicompostage. On a eu droit à une belle présentation qui nous a bien expliqué comment il fallait faire pour pouvoir composter ses déchets, même sans jardin.

Après la présentation, je me suis vraiment dit que ça n’était pas pour moi. Ca avait l’air tellement compliqué! Faire attention à la température, l’humidité, l’acidité,… Allais-je y arriver? Et ces petits vers, s’ils sortent trop souvent, je sens que ça ne va pas m’amuser longtemps. Dans mes calculs, j’ai même prévu l’achat de gants en caoutchouc pour les ramasser ;-).

Après la théorie, le formateur a construit une vermicompostière devant nos yeux, là, comme ça, paf, en 10 minutes. Et voilà que j’avais déjà plus envie de m’y mettre.

Finalement, on a pu aller voir des vermicompostières en fonction et là, d'un coup, je me sentais prête à commencer! C’est beau comme tout de voir ces petits vers grouiller dans le compost (dedans, hein, dehors, iiiiik). Et la propriétaire de la vermicompostière avait l’air tellement attachée à ses petites bêtes que je m’y voyais déjà, avec le même sourire qu’elle, à remuer mes petits vers avec ma petite truelle ;-).

Y’a plus qu’à, comme on dit.

Première étape: construire une vermicompostière. Je suis donc à la recherche des bacs en plastique parfaits, au niveau de la taille comme au niveau du plastique (qui doit être opaque et pas être trop cassant). Plus compliqué qu’il n’y paraît, en fait. Je sens que je vais devoir faire quelques magasins avant de trouver ce que je veux.

Deuxième étape: aller chercher des vers, soit chez quelqu’un que je connais bien qui a un compost au fond de son jardin, soit chez un «maître composteur». On peut aussi en acheter, mais il faut compter 50€, alors je commence par les gratuits.

Troisième étape: mettre les petites bêtes dans leur nouvelle maison, attendre une semaine, puis leur faire manger nos épluchures pour réduire la taille de nos poubelles! Après il faudra encore quelques mois pour arriver au rendement optimal.

Merci à Bruxelles Environnement pour la formation, c’était ce qu’il me fallait!

Et si ça ne marche pas, j’irai au compost collectif du quartier ;-).

Liens:
Bruxelles Environnement: www.bruxellesenvironnement.be
Et plus particulièrement: http://documentation.bruxellesenvironnement.be/documents/Compost_2009_fr.PDF


PS: non non, je ne délaisse pas la coutûre pour les petits vers, j'ai 5 ou 6 posts en attente de publication. Aaaah si mes journées faisaient 36 heures... Un jour j'arriverai à mettre les photos, si si, un jour, c'est promis :-).

samedi 9 janvier 2010

Chic, à nouveau un panier bio!

Quelle joie mercredi dernier de pouvoir à nouveau cuisiner mes beaux légumes tous frais, tous bios de notre nouveau panier bio (on avait abandonné le précédent en septembre)! Ah, que je suis contente de faire partie d'un nouveau GASAP (Groupes d'Achat Solidaires de l'Agriculture Paysanne).

Ce n’est que du bonheur!

Toutes les semaines, un nouveau panier de fruits et légumes…
  • Choisis pour nous (yes yes yes!)
  • Bio
  • Issus de l'agriculture "raisonnée"
  • De saison
  • Locaux (à part les agrumes et les bananes, tout provient de 3 fermes belges qui s’associent pour pouvoir offrir une certaine diversité)
  • Non emballés


On paie d’avance pour un panier, dont on choisit la taille. Le jour-j, le producteur vient apporter des bacs de fruits et légumes et donne une liste de ce qu’il faut prendre dans les différents bacs avec les quantités. Chacun fait son marché.
Dans un esprit de coopérative, il y a une tournante de tâches.

Le but des GASAP, c'est que le producteur et le consommateurs s'y retrouvent. Le producteur a des commandes fixes (si possible à l'année) pour pouvoir gérer sa production au mieux, avec le moins de gaspillage possible, et l'argent d'avance. Pour le consommateur, l'avantage, c'est la qualité à un prix "sans intermédiaire": des fruits et légumes bios et cultivés de manière raisonnée pour un prix de supermarché!

Et puis, le GASAP, ça permet aussi de rencontrer ses voisins, de se rendre compte qu’il y a quand même pas mal de gens qui ont les mêmes principes que nous, qui sont prêts à s'investir dans des projets dans lesquels ils croient, d’échanger des recettes,…

Alors, nous on n’a pas encore de nom, pas encore de lieu définitif pour les paniers, mais l’ambiance est déjà bien sympathique!


Pour vous donner une idée, notre panier (19€) de cette semaine, c'était:
  • 2 kg de pommes de terre
  • 500 g d'oignons
  • 1 gros potimarron
  • 150 g de salade de blé
  • 1 kg de carottes
  • 500 g de chicons
  • 1 céleri en branche
  • 500 g de panais
  • 500 g de betterave rouge
  • choux de Bruxelles
  • 1kg d'oranges
  • 1 kg de pommes
  • 500 g de poires
  • 2 citrons

lundi 30 juin 2008

Produit solaire


Dans Le Soir d'aujourd'hui, l'article "Combien ça pollue?" concernait les crèmes solaires. Ca tombe bien, vendredi dernier, je suis allée jusqu'au Bio Planet près de chez mes parents (nous y sommes pour quelques jours) pour en trouver pour Zoé. Notre petite a la peau fragile alors tant qu'à payer cher pour une crème solaire, j'ai décidé qu'elle serait bio.

Alors, ce bel article disait que les crèmes solaires habituelles sont particulièrement mauvaises pour l'eau parce que leurs écrans solaires chimiques:
  • tuent les coraux (nous y penserons lors de notre prochaine séance de plongée à la grande barrière de corail ;-) );
  • sont terriblement difficiles à filtrer lors de l'épuration de l'eau, ce qui fait qu'il en reste toujours une bonne partie.

Vive donc les crèmes avec des écrans minéraux, comme la Lavera achetée dernièrement, mais pas encore testée, par manque de soleil. Cela dit, vu le ciel d'aujourd'hui, je pense qu'on va pouvoir tester la bête!

dimanche 1 juin 2008

Plastique et biberons

La problématique


Une étude pointe du doigt le bisphénol-A, présent dans la plupart des biberons en plastique (dont les très répandus Avent) comme étant responsable de tas de maladies plutôt désagréables et dangereuses. Je cite Le Monde: sur les rats et souris de laboratoire, le bisphénol-A provoque un grand nombre d’effets très déplaisants : tumeurs des glandes mammaires, cancers de la prostate, puberté précoce, fausses couches, anomalies des spermatozoïdes, diabète de type 2, altérations du système immunitaire, troubles du comportement, aberrations chromosomiques. Tout un programme qu’on préférerait épargner à ses enfants.

Il n'y a aucune controverse quant à la dangerosité du bisphénol-A à hautes doses. A petites doses, par contre, les avis divergent. Disons, surtout les avis des scientifiques de l'étude et celui des scientifiques qui parlent au nom des grands producteurs de biberons.

Les producteurs prétendent que les doses relachées lorsque les biberons sont chauffés sont tellement minimes qu'elles sont totalement inoffensives. L'étude montre que, même à petites doses, le bisphénol-A agit comme perturbateur endocrinien et a des effets, nocifs surtout chez les bébés qui y sont particulièrement sensibles du à leur faible poids et au fait qu'ils sont en pleine croissance. L'étude préconise aussi d'éviter de chauffer d'aliments dans des récipients en plastique, en particulier au micro-ondes.

Seulement pour les bébés?
A côté de certains récipients en plastique, le bisphénol-A est aussi présent dans la résine qui recouvre l'intérieur les canettes et les conserves. En ce qui concerne les récipients en plastique, il faut savoir que plus les récipients sont abîmés, plus les "fuites" de bisphénol-A sont importantes. Il vaut donc mieux jeter tous les récipients qui ont déjà été lavé souvent (60 fois), qui sont griffés ou qui ont eu des coups.

Comment savoir si mes biberons contiennent du bisphénol-A?
Il devrait y avoir sur chaque récipient en plastique un triangle de recyclage. Les biberons en polycarbonate, le plastique incriminé, sont identifiés par le chiffre 7. Il est relativement difficile de trouver des informations sur le plastique des biberons. Cette information se trouve en outre rarement sur le site des fabriquants (sauf chez ceux qui veulent mettre en avant le fait qu'ils font des biberons sans bisphénol, bien sûr!).
Personnellement, j'ai des biberons Avent, en polycarbonate donc, mais impossible de trouver ce chiffre 7 sur le biberon-même. Enfin, sur la plupart de mes pots en plastique pour le micro-ondes, j'ai un chiffre 5.

Image provenant de: http://www.nswc-cdsn.ca

"Tout est quand même mauvais"
Est-ce si grave? Si on écoute tout ce qu'on nous raconte, on ne mange plus que des légumes bio, plus de viande qui contient de la dioxine, plus de poisson qui contient des PCB et qui provient de la surpêche,... C'est vrai, il y a beaucoup de messages dans ce sens. Mais il est vrai aussi que nos activités poluent et que cette polution a un impact sur notre organisme.

"Et si c'était si grave, le gouvernement aurait déjà pris des actions, non?" Notre gouvermenent belge n'a, en effet, pris aucune action. Mais est-ce bien là un argument? Vous souvenez-vous de combien de temps il a fallu à ce gouvernement pour interdire l'amiante? Sachez que différents états américains ont ajouté le bisphénol-A à la liste des poisons et que le plus grand détaillant canadien a retiré tous les biberons en polycarbonate du marché et les a remplacés par des biberons en verre (article ici).

Le journaliste du Monde nous dit de "ne pas nous affoler" mais de prendre les actions nécessaires. Pas de raison de changer nos habitudes? Comme toujours, à chacun de voir. Personnellement, je trouve les résultats suffisamment inquiétants et l'investissement suffisamment bas pour changer mes habitudes suffisamment minime pour changer de biberons pour utiliser des plats en verre pour chauffer mes aliments au micro-ondes.

Les "bons" biberons
Pour remplacer les biberons à bisphénol-A, il y a deux solutions: acheter des biberons en verre ou des biberons en plastique ne contenant pas de bisphénol-A. Etant persuadée qu'il ne s'agira pas du dernier rapport sur les effets néfastes du plastique, j'ai opté pour la première solution. A chacun de voir. Une seule exception: la tasse anti-gouttes qui devait aussi répondre au critère de "pouvoir être jeté d'une chaise haute sans casser"!

Je vous donne ici quelques exemples de biberons. L'ordre est tout à fait aléatoire, il n'y a pas de meilleur ou de moins bon, juste des biberons qui conviendront mieux à certains qu'à d'autres. Il faut aussi savoir que la capacité des biberons en verre ne dépasse pas 240 ml. Ou alors je n'ai pas trouvé les biberons les plus grands.

Biberons en verre
Chicco: biberon à col large. Notre choix. On peut y visser les tétines Avent, ce qui est un sacré avantage pour les bébés qui y sont habitués. La tétine livrée avec le biberon n'a qu'un trou, mais a aussi un système qui permet à l'air de passer, comme chez Avent. Très facile à laver grâce à sa forme toute droite. Points négatifs: difficiles à trouver et chers. 8,99€ pour celui de 240 ml.

Dodie: biberon à col étroit en forme de triangle, ce qui empêche le biberon de rouler. S'achète en pharmacie, mais précipitez-vous, il s'agit des derniers. La firme a décidé de ne plus produire de biberons en verre. Progrès oblige, ils se sont lancés... dans le pastique (certains modèles sans bisphénol-A, certains avec)!

D'autres biberons à col étroits: Nuk (tétine ergonomique), Tigex, Bébé Confort, ... voire dans la marque de votre supermarché préféré!

Biberons en plastique sans bisphénol-A
Medela: Vendus dans les magasins bio/nature. N'existent que jusque 150 ml.

Dodie Evolution/MAM: biberon à col large (Attention, les Dodie triangulaire en plastique sont à proscrire).

Nuby: toute une gamme de biberons en polypropylène.

B-free: biberon à col large avec système anti-coliques.

Tasses anti-gouttes et autres
Nuby: tasse en polypropylène. Je n'en ai pas trouvé beaucoup d'autres!

En passant, sachez que les pots de conservation Nuby sont aussi en polypropylène. Ouf, ce sont ceux-là que nous avions et ce sont ceux-là que nous utilisons dorénavant pour donner à manger à notre fille, car tous les autres bols et assiettes que nous avons sont en polycarbonate.


Les liens
Le rapport en anglais, en .pdf.
L'article du Monde.




mardi 22 janvier 2008

Biowashball en vente aux Choux Verts

La biowashball est en vente aux Choux Verts!



Les Choux Verts, c'est le nouveau nom du magasin Maman Nature. C'est comme Maman Nature, avec le site web de commande et le super forum en moins...




Cela n'empêche: l'esprit reste et le magasin est toujours super hyper génial. Je les aime encore plus depuis que j'ai appris dans leur Newsletter qu'ils allaient vendre des Biowashball. Cool! Il va être possible d'acheter ce petit accessoire indispensable aux mamans bio-écolo sans devoir se le faire livrer! La Biowashball, c'est une boule qu'on utilise pour faire la lessive à la place du détergent. Vous vous rendez compte: plus de détergent du tout?!!! J'ai une "Boule Magique", une cousine de la Biowashball et j'en suis très contente. Cela dit, je me serais sentie plus rassurée du point de vue respect de l'environnement de l'acheter dans un magasin comme les Choux Verts plutôt qu'à la boutique de RTL ;-).


Vous voilà au courant!


Sites:




mardi 6 novembre 2007

Boule de lessive magique














J'ai reçu ma boule magique et je l'ai utilisée pour mes premières lessives: j'en suis assez contente. Voici mon petit retour d'expérience.

Il s'agit d'une boule en plastique qui contient des billes de céramique. Par un procédé que je ne comprends qu'à moitié, les fibres se détendent et la crasse part toute seule lors du lavage.


Ce qui est positif:
Je suis étonnée comme le linge sent le frais, alors que je n'ai ajouté aucun produit.
Je suis contente du résultat sur les couches à 60 °C. J'essaierai à 40°C une prochaine fois.
J'ai adoré la disparition d'odeurs qui restaient avec Ecover, comme:
- Arbre à Thé du seau à couches
- Amoniaque, pour les couches qui revenaient de la crèche et qui avaient macéré dans leur sac à couche
- Chaussettes qui sentent les pieds
- Pijamas qui sentent le "dormi"
- Doudou qui embaume le doudou bien machouillé, sur lequel pitchoune a bien régurgité de tout, donc aussi du lait caillé


Moyen:
Le détachage: les taches de selles restent plus, il me semble, qu'avec Ecover.


Pas bien:
Les odeurs de déo sont aussi fortes après la lessive qu'avant.

Je suis donc assez contente pour les couches, mais je n'ai pas envie de devoir faire des lessives à boule et des lessives sans boule en faisant le tri sur ce avec quoi la boule fonctionne et ce avec quoi la boule ne fonctionne pas...

Enfin, je n'ai fait que 3 lessives, ça vaut la peine de continuer, surtout pour mes couches qui sont lavées sans aucun produit maintenant, yippie!

samedi 27 octobre 2007

Alternatives plus écologiques pour la lessive

Quelle est donc la lessive parfaite et pour l’environnement et pour notre peau? Entre noix de lavage, lessive maison au savon de Marseille, poudre écologique et balle de lavage, le choix est rude!

En général, on retient de ces produits qu’ils lavent moins bien que les poudres habituelles. Je dirais qu’il faut relativiser: les poudres habituelles n’enlèvent pas toutes les taches non plus. Ou alors seulement dans les publicités! Il y a toujours moyen de préparer son linge de sorte qu’il ressorte totalement propre en traitant les taches rebelles avec du savon de fiel, par exemple.

A côté de la propreté visible, il y a un autre changement à faire au niveau de nos «programmations publicitaires»: le linge propre peut ne rien sentir! Si le linge lavé avec les lessives habituelles sent siiiii bon, c’est qu’on y ajouté des parfums, parfois très agressifs pour la peau. On peur remédier à la non-odeur du linge lavé avec une lessive plus écologique en ajoutant dans le tambour un mouchoir sur lequel on aura versé quelques gouttes d’huiles essentielles de lavande, citron,orange… (J’en profite pour rappeler qu’il faut être prudent avec l’usage des huiles essentielles pour les bébés).

Noix de lavage









En condensé : il s’agit de coquilles de noix qui libèrent de la saponine pendant le lavage.
Ca ne rejette rien de mauvais dans les eaux usées;

  • A conseiller aux personnes qui ont des problèmes d'allergies à la lessive habituelle;
  • Au niveau de la fabrication, pas de procédés kkbeurks;
  • Au niveau de l’acheminement, ça pose question, à cause du prix écologique du transport;
  • Au niveau de la culture: ça peut contribuer à la déforestation (dépent de la région de culture);
  • Toutes les noix ne sont pas de bonne qualité et il est difficile de savoir si celles qu’on achète sont bonnes;
  • La lessive lavée avec des noix ne sent rien (ça ne sent donc pas «le propre») ;
  • Le prix est relativement élevé si celles qu'on a achetées ne sont pas bonnes, et économique si elles sont bonnes!;
  • Tout le monde n’est pas content du résultat au niveau de la propreté.
Il est déconseillé de laver les couches avec les noix de lavages parce qu’elles diminueraient l’absorption des tissus. Cela dit, j’ai vu assez bien de mamans laveuses sur les forums qui utilisaient les noix de lavages et qui en étaient contentes.

Plus d’info:
Un site consacré aux noix de lavages, avec des adresses où vous pouvez les trouver.
Le blog de Raffa au sujet de noix de lavage. Un bon article avec des pour et des contre fouillés.

Acheter des noix de lavage:
Sur B*ioPlanet ou dans votre magasin bio du coin. Renseignez-vous d'abord pour savoir s'il s'agit de "bonnes" noix de lavage chez d'autres personnes qui ont les ont déjà achetées.

Choisir ses noix de lavage:
Différents trucs et astuces, que je n'ai cependant pas testés...


Lessive maison au savon de Marseille
En condensé : Produit lessive fait à base d’eau, de savon de Marseille et de bicarbonate de soude ou de cristaux de soude (selon que la lessive soit destinée au linge blanc ou couleur). Il est aussi possible de simplement jeter des copeaux de savon de Marseille dans le tambour, ce qui demande moins de préparation.

  • Avec un bon savon de Marseille, ce produit est très écologique (voir Blog de Raffa);
  • Très économique;
  • Efficace;
  • Il faut faire la tambouille: faire fondre des copeaux dans de l’eau, laisser refroidir, mélanger des huiles essentielles éventuellement. En jetant des copeaux dans le tambour, c’est plus rapide!
  • Pour avoir un produit tout à fait écologique, il faut trouver un savon sans huile de Palme car la production d’huile de Palme contribue à la déforestation;

Pour laver ses couches lavables avec ce savon, il faut impérativement trouver un savon de Marseille sans glycérine, sans quoi la capacité d'absorbtion risque d'en pâtir fortement.

Plus d’info:

Sur Maison Bio. Intéressant de lire aussi les commentaires.
Le blog de Raffa (une mine !)

Les lessives écologiques

En condensé : certaines lessives ne contiennent pas de produits polluants, leurs tensioactifs sont d’origine végétale,… Ils ne se valent pas tous au point de vue écologiques, mais ils sont bien meilleurs pour l'environnement que les poudres habituelles qu’on trouve dans nos supermarchés!

  • Ils ne sont pas polluants (ou peu) ;
  • Leur efficacité est controversée: certains se plaignent qu’ils n’enlèvent pas les taches, d’autres trouvent qu’il n’y a pas de problème. Personnellement, j’utilise E*covert et j’ajoute du détachant de la même marque en plus, pour que les taches partent mieux et pour que le linge ressorte plus blanc (moins gris, en fait) ;
  • Le linge lavé a une odeur « neutre », il ne sent pas bon le propre (même si je trouve qu'il y a un léger parfum, très agréable pour le linge lavé avec E*covert et B*iotop);
  • Ils coûtent plus cher que les produits habituels;
  • On ne les trouve pas toujours très facilement (en Belgique, on peut presque tous les commander sur B*ioPlanet) .
Certaines mamans laveuses ont des problèmes de réactions de la peau (rougeurs ou allergies) avec ces marques. Cependant, pas de problème de diminution d’absorption.

Plus d’info:

Toujours le blog de Raffa.

Balle de lavage

En condensé : Il s’agit d’une balle en plastique qui contient des billes de céramique. Par une réaction de frottement, ça lave en trois étapes. Ne m’en demandez pas trop, je ne suis pas très scientifique de nature ;-).

  • Ca coûte entre 30 et 40 € et ça a une durée de vie d’environ 3 ans : c’est donc très bon marché et écologique;
  • On la trouve surtout dans des téléboutiques, ce qui ne fait pas très sérieux (non ?) ;
  • Le linge lavé avec la boule ne sent pas le propre ;
  • On en parle pas mal sur les forums. Je ne peux pas encore prendre parti, je n’ai pas encore commandé la mienne, mais je remarque que ceux qui critiquent n’en ont pas ! Les autres en sont assez contents.
Normalement, vu le procédé, aucune contre-indication pour le lavage des couches.

Plus d’info:

Un site qui en vend. J'en ai achetée une à la téléboutique de RTL-TVI. Je la reçois le 30 octobre... Je tiens bien sûr au courant!

mardi 16 octobre 2007

Quelle lessive pour les couches lavables?

La question du choix de la lessive se pose inévitablement quand on se lance dans les couches lavables. Elle se pose cependant aussi pour les vêtements de bébé ainsi que pour ceux des adultes, même si les enjeux ne sont pas les mêmes.

Dans la lessive, il y a deux aspects qui nous font nous poser des questions:
  • les réactions de notre peau à cette lessive;
  • l’impact du détergent sur l’environnement.

Comme les bébés ont une peau plus fragile, ils réagissent plus rapidement au contact de traces de détergents sur leurs vêtements. Risques d’allergies, mycoses ou tout simplement rougeurs font que les mamans changent de poudre à lessiver avec l’arrivée de bébé.
Depuis que j’utilise des couches lavables, cette question se pose encore plus. Tout d’abord, mon bébé a un contact 24h/24 avec un linge humide qui contiendra des résidus de poudre, et ce, quelle que soit l’efficacité de la machine à laver. En macération, je parie que ces résidus ont un impact encore plus important que sur des vêtements secs. En outre, j’ai choisi d’utiliser des couches lavables pour que ma petite fifille n’ait pas les fesses en contact permanent avec les gels chimiques des couches jetables. Il ne s’agit donc pas que la lessive annule ce point positif lié aux couches lavables !

Au niveau de l’environnement, le lien avec les couches lavables me paraît tout aussi évident : il ne s’agit pas de polluer plus que nécessaire en rejetant une eau qui contient les saletés qu’on trouve dans le produit de lessive habituel. Etant donné le contexte actuel, je suis persuadée que la question de l’environnement taraude plus d’une maman!

Le choix de la lessive n’est pas si simple. Il ne s’agit pas uniquement d’attraper dans un rayon de supermarché un produit «bon pour la peau» ou écologique! Tout d’abord, la liste des produits est longue et il est difficile de choisir. Ensuite, si on se limite aux choix écologiquement corrects, tous les produits ne se valent pas et qui dit produit écologique, ne dit pas forcément produit bon pour la peau! Vous suivez toujours ?

Je vous propose une petite liste d’alternatives à votre poudre habituelle. Dans un prochain post, je vous donnerai le résultat de mes pérégrinations sur le web et ce que j’ai lu au sujet de ces différents produits.
  • Noix de lavages; à éviter car peuvent rendre les couches imperméables au lieu de les laisser bien absorbantes;
  • Lessive maison à base de savon de Marseille. Exemples de recettes : Raffa ou Maison Bio (ou plein d'autres encore!).
  • Poudre écologique : U*lrich , E*covert, B*iotop, E*tamine du Lys (pour celles qu’on trouve assez facilement en Belgique) ;
  • Balle de lavage : balle qui laverait sans savon, juste avec le frottement de billes de céramiques en son sein. Ca en fait rire certains qui n'y croient pas du tout... mais souvent ils n'ont pas essayé. Je vais en commander une et vous dire quoi, parce qu'elle m'intrigue vraiment, cette boule!

Bonne lessive!