mardi 3 janvier 2017

Chic un mariage


Bonne et heureuse année 2017 à tous :-).
Voici une robe de fête de 2016, d'une autre fête, bien entendu. Une fête de début juillet, une fête qui méritait une robe spéciale. Une fête de mariage.

La soie est une matière qui m’intrigue. A la fois chaude et fraiche, la façon dont elle se froisse, le bruit qu'elle fait en se froissant,… ça faisait un moment que j’avais envie de me lancer, mais voilà, le prix du tissu, est-ce que j'allais vraiment porter ce que j'allais coudre, et puis, qu'allais-je coudre?

Voilà chose faite. Je suis bien contente d'avoir réalisé cette robe, mais l’aventure ne fut pas particulièrement agréable. Coudre de la soie, c’est un peu comme coudre du nylon : ça se fronce facilement et ça glisse. J’ai cousu avec une aiguille extra-fine (60), pour éviter que le fil ne fasse froncer le tissu. Du coup, le fil a chauffé et s’est effiloché plusieurs fois et j’ai quand même froncé le tissu à plusieurs endroits. Rien de bien grave, mais coudre en mode « précaution maximale », c’est un peu trop stressant.

Cela dit, le résultat en vaut la peine. Un modèle assez agréable à porter, intemporel. Je suis donc déjà rassurée sur un point: elle ne restera pas vainement au fond de ma garde-robe!


Le patron vient du Burda 08/2012 (modèle 120). C'est une robe un peu fourreau, à découpes. Je l'ai doublée coton. Les tissus viennent du Chien Vert.
Modification : ajout de manches, ajout d'un ruban à la taille et déplacement des plis de cols vers l'extérieur d'un centimètre (merci la toile!).



Je l’ai déjà mise pour deux mariages : un d’été et un d’hiver. Vu la doublure en coton, elle se porte mieux sans collants, sans que ça soit une catastrophe pour autant. Et elle est jolie avec une petite veste noire.



J’avais fait la toile dans un coton mauve, dans un esprit de non-gaspi. Et deux robes pour le prix d’une, c’est plutôt cool ;-).







mercredi 20 juillet 2016

Robes de mariage


Pour un mariage en novembre dernier, les minis voulaient un robe qui "colle en haut". Comprenez "ajustée quitte à ne plus pouvoir respirer". Aucun modèle disponible dans la jolie pile d'Ottobre au fond de mon placard? Qu'importe, c'était l'occasion idéale pour appliquer le cours de patronage de corsage que j'avais eu l'année dernière! Finalement un corsage d'enfant, c'est un corsage de femme simplifié, non? Voici donc un corsage attaché à un rectangle pour la jupe.



Pour le choix du tissu, c'est la grande miss qui a eu l'oeil... et le bon! Ces motifs de Michael Miller sont tout simplement magnifiques (Summer Night Lights pour la jupe et Tree Lights pour le corsage).

En détail (et avec les vraies couleurs, chez un pro ;-) ):






C'était un super chouette projet. Je me suis bien amusée avec les raccords, entre-autres. Sans ironie, vraiment, j'ai aimé ces moments. Et puis les jolies finitions de tirette invisibles, et puis le placement des détails du tissu... dès fois, je me demande quand même si je ne suis pas devenue une petite mémé ;-).




J'avais prévu de faire une robe aux accents argentés et l'autre aux accents fuschia. Miss 7 ans a trouvé que fuschia, c'était bien, mais seulement si on ajoutait aussi de l'argenté et si j'enlevais cette ceinture fuschia, parce que ça faisait "trop". Elle a presque été diplomate. Presque ;-).









Pour les photos portés, ça sera une autre fois. Je n'en ai qu'avec un gilet par dessus (et qui cache presque tout). Les séances photos à la maison, c'est fini. C'est vrai quoi, pourquoooiiii, mais pourquoooooiiiiii je dois mettre ces photos sur Internet?

mercredi 13 juillet 2016

Petit bala, petit baladin


Petit bala, petit baladin voulait un sac à dos fait maison, comme sa soeur. OK pour attendre un peu, mais il devait quand même être prêt pour aller au camp, hein?

Le patron: le sac du Coudre c'est facile, Hors série nr. 3 - traduction d'un livre japonais au Editions de Saxe.



Les tissus: du stock, plus que probablement du marché du Midi d'il y a au moins 4 ans. Choisis avec amour par miss 7 ans.
La mercerie: de la mercerie du Boulevard Anspach, sauf les boucles en plastique, de la récup d'un vieux sac. J'ai du chercher beaucoup pour trouver de la sangle en 2,5 cm de large. En 3 cm, il y a tout ce qu'on veut, de toutes les couleurs, en coton et en polyester, aussi bien chez Véritas (surtout coton) qu'à Anspach. Par contre, je n'ai trouvé aucune boucle en 3 cm, ou alors en métal. Bref, rien de bien grave, mais autant le savoir.

A refaire? Euh, j'espère que non, deux ça suffit :-). C'est un très joli modèle, bonnes proportions, bien patronné, mais le nombre de pièces à découper est juste immense! Le challenge réside surtout dans la patience qu'il faut à la découpe et à l'assemblage.

Le petit triangle pour la sangle, le petit bout de sangle, le petit carré pour le bout de tirette, ça fait de belles finitions.
 


Totalement doublé et ça fait un très joli intérieur.

Petits détails pour la route. Le matelassage du dos en coeur.

Le nom du baladin sur la bride.





Porte gourde sur le côté:


Y'a plus qu'à attendre demain pour voir si le baladin apprécie.


jeudi 28 avril 2016

J'ai une couette en laine!

J'ai une couette en laine, faites de mes petites mains (et de poils de moutons) et si ça vous tente, je vous raconte comment j'ai fait!

Je voulais une couette en laine depuis un certain temps. Des choses naturelles dans ma vie, tout ça tout ça. Mais voilà bon, ça coûte quand même une douille, ces petites choses... enfin, après l'avoir faite moi-même, disons que c'est beaucoup d'argent, mais que ce n'est pas forcément cher. Vous saisissez la nuance, n'est-ce pas?

Bref, j'ai commandé la laine chez Lanado, une entreprise belge de la région de Verviers qui me promettait de n'utiliser que de la laine belge. Local, tout ça tout ça. Ca me plaît. Ils vendent des couettes toutes faites et ils vendent la laine en vrac. J'aime.
Sur laines.be, je vois un article dans lequel une dame explique comment elle a fait sa couette elle-même avec la laine du lama de sa voisine. C'est bon, n'en n'ajoutez plus, on peut commencer!

J'ai commandé 2 kg de laine lavée et lavable (16.8€/kg). Je vis en appartement avec une chambre mal isolée et malgré le gel, j'ai toujours eu assez chaud.

2kg de laine, ça fait ça, une boîte d'une belle taille (si je n'avais qu'un conseil: évitez de vos pointer chez Kiala à vélo pour retirer votre paquet, ce n'est pas des plus pratique ;-) ). La laine sent un peu le produit de traîtement. L'odeur est restée quelques semaines et a maintenant totalement disparu.
 


Ca donne envie de s'y plonger, non?

Il faut "carder" la laine pour avoir assez d'épaisseur (plus il y a d'air emprisonné entre les fibres et plus chaude est la couette). Je l'ai fait au peigne, probablement pas la meilleure méthode. Ca prend du temps. Je crois que ça m'a pris une dizaine d'heures, ou 5 soirées.
Sur les photos, vous verrez peut-être que j'ai fait les choses à l'envers, j'ai cardé après avoir réparti la laine, ce n'est pas l'idée la plus brillante du monde, mais ce n'est pas grave non plus :-).

Ma couette fait 220*240 cm. J'ai collé les 4 coins d'un tissu de la même taille au sol (avec du masking tape, ça ne fait pas de traces sur le parquet) et divisé le tissu en 16 rectangles (4*4), marquées à la craie de tailleur.

Le tissu est du drap et vient de chez Berger (8€ du mètre). Il est vraiment très très agréable à coudre. Je pense en acheter pour me faire des chemises, tellement il est doux! Il est tissé bien dense, très important, paraît-il pour éviter les peluches de laine qui se font la malle.
 
Les petits lutins et moi avons ensuite fait du calcul appliqué pour diviser 2kg par 16 et répartir 125g de laine par rectangle.
 
 


Il fallait ensuite poser le tissu du dessus, tout en gardant des repères pour la couture des "poches" à laine. J'ai finalement opté pour un repassage du tissu plié une fois, deux fois, trois fois, quatre fois sur lui-même, les plis servant de guides à la couture.

Ensuite, comme pour un quilt, il n'y avait plus qu'à fixer les 3 couches en sandwich avec des épingles de sûreté. Beaucoup, beaucoup d'épingles de sûreté.

J'ai commencé par les 2 côtés extérieurs, et j'ai fait des parallèles, en allant vers l'intérieur. Arrivée au milieu, j'ai retourné l'ouvrage et recommencé, en partant de l'autre côté. De cette manière, je n'avais jamais plus d'une demi-couette à faire passer dans le "trou" de la machine.
 Première ligne, easy peasy!


Un peu plus...


Et encore un peu plus...

Ca n'a jamais bloqué :-).
Ca a parfois fait des cochonneries à l'arrière, mais assez peu. Un coup de découd-vite et ça repart.

J'aimais bien ce résultat, mais j'avais peur que la laine se fasse la malle sur les côtés, avec le temps.

J'ai donc fait des grilles. Comme j'en avais un peu marre et que j'étais très impatiente de tester ma couette, ça a un peu été à l'arrache. Cela dit, le résultat est tout à fait potable. Et puis la couette se trouve dans une housse, à l'abris des regards (et c'est presque dommage, non?).